Apprendre à naviguer
Le fléché métré et non métré
Deux façons de suivre des indications : avec des distances, ou par reconnaissance successive des situations.
Dans ce guide
Dans ce guide, vous allez
- Identifier ce que change la présence d’une distance.
- Suivre l’ordre des situations, même sans compteur.
- Lire la légende plutôt que deviner les conventions.
Dans un roadbook fléché, les dessins d'intersections indiquent le chemin à suivre. Métré signifie que des distances accompagnent les indications ; non métré signifie que cette aide n'est pas fournie pour les cases concernées. Les conventions exactes doivent être annoncées par l'organisateur. [source]
Le non métré n'est pas une invitation à deviner. Il demande de reconnaître les intersections dans le bon ordre, en s'appuyant sur une légende précise. Le métré, lui, ne dispense pas d'observer : une distance seule ne permet pas d'identifier une bifurcation avec certitude.
Avec des distances : anticiper sans se laisser enfermer
Prenons une case « carrefour à droite », placée à 0,850 km de la précédente. Le copilote peut prévenir dès le départ du segment, puis confirmer à l'approche. Le compteur aide à préparer la manœuvre, tandis que les branches et les repères du dessin servent à reconnaître le carrefour.
Si une petite route apparaît à 0,420 km, elle n'est pas automatiquement la bonne parce qu'elle part à droite. Il faut confronter sa forme, les consignes et la distance. Réciproquement, un compteur à 0,870 km devant le repère attendu appelle une vérification de l'écart, pas une recherche obstinée d'un autre carrefour.
Sans distances : suivre l'ordre des situations
Sur une section non métrée, le copilote cherche la prochaine situation représentée. Le point essentiel est de savoir ce que l'organisateur a choisi de dessiner : toutes les intersections ? seulement les changements de direction ? certaines catégories de voies ? Aucune réponse n'est universelle.
Avant le départ, demandez comment traiter une entrée privée, une impasse, une voie non revêtue ou une route interdite. Une convention comme « continuer sur la route suivie entre les cases » doit être explicitement indiquée. Elle ne se déduit pas du seul intitulé « non métré ».
Conserver une numérotation fiable
Imaginons trois cases successives : une bifurcation à gauche, un carrefour en croix à traverser et un T à droite. Après la première bifurcation certaine, annoncez « case 2 confirmée, on cherche maintenant une croix ». Cette phrase empêche de continuer à discuter de la case déjà franchie.
Une case doit être validée parce que la situation correspond, pas parce que l'on roule depuis un certain temps. L'intervalle entre deux cases peut varier fortement. Le rythme graphique du document ne donne aucune garantie sur la longueur de la route.
Métré ne veut pas dire orienté
La présence de distances et la représentation des angles sont deux choix différents. Un schéma peut conserver approximativement la forme d'un carrefour, ou redresser ses branches selon une convention de fléché droit. Il faut donc lire la légende plutôt que supposer que tous les dessins sont des mini-cartes.
Dans un carrefour oblique, « tourner à droite » peut ainsi être dessiné de manière simplifiée. L'ordre des sorties, la branche d'arrivée et les repères restent des informations plus robustes que la mesure visuelle d'un angle sur la feuille.
Exemple de comparaison
| Question du copilote | Fléché métré | Fléché non métré |
|---|---|---|
| Quand préparer la lecture ? | Avec la distance annoncée | Dès la case précédente confirmée |
| Comment confirmer ? | Distance, dessin et repères | Ordre, dessin et repères |
| Que faire d'une entrée de ferme ? | Appliquer la légende | Appliquer la légende |
| Un dessin donne-t-il une priorité ? | Non | Non |
Dans la voiture
Deux annonces, selon le document
« Dans environ huit cent cinquante mètres depuis la case précédente, le carrefour indiqué à droite. »
« Nous cherchons la prochaine situation représentée. Je confirme quand le carrefour correspond. »
Ces annonces sont des exemples : elles ne remplacent ni la légende ni l’observation.
Trois erreurs à éviter
La première est de suivre une autre voiture au lieu de lire. L'autre équipage peut avoir un autre parcours ou s'être trompé. La deuxième est de compter une voie que la légende exclut. La troisième est de cumuler les doutes : après une indication non confirmée, toute la suite devient fragile.
Pour limiter ces erreurs, gardez une trace des cases certaines et formulez les incertitudes clairement : « Je n'ai pas confirmé le pont » est plus utile que « Ça doit être bon ». Faites le point à l'arrêt, dans un lieu adapté, plutôt que d'accélérer pour retrouver une situation connue.
Exercice corrigé
Une entrée de ferme apparaît avant la prochaine case. Faut-il la compter ?
Lire la correction
Cela dépend de la légende de l’organisateur. Le mot non métré ne définit pas les voies prises en compte. Il faut appliquer les conventions annoncées.
Concevoir une initiation progressive
Nous conseillons aux organisateurs de commencer par quelques cases métrées simples, puis de proposer une courte section non métrée annoncée à l'avance. Le point de départ et la fin de cette section doivent être sans ambiguïté, avec une solution pour rejoindre l'étape en cas de difficulté.
Avant publication, faites parcourir le document par un lecteur extérieur. Si deux intersections successives sont presque identiques, ajoutez un repère ou une indication supplémentaire. Une initiation doit enseigner une méthode ; elle n'a pas besoin de pièges impossibles à distinguer.
Sources et repères documentaires
Sources consultées le 19 octobre 2026. Les exemples chiffrés, exercices et schémas de cette page sont originaux et fictifs.
- Challenge Cartos des Hauts-de-France : la discipline
Exemples de familles de navigation, de niveaux et de contrôles dans ce challenge ; conventions non universelles.
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